L'univers musical de Rick L. Blues
Bonjour à vous chers lecteurs en ces jours de festivités je vous fais part de mes meilleurs voeux pour l'année 2008.
Je vous présente ce mois-ci mon chanteur de jazz préféré M. Mel Tormé.
Bonne lecture à vous tous.

Melvin Tormé est né le 13 septembre
1925 à Chicago. A quatre ans, il chante déjà à la radio. Il apprend à jouer du piano et de la
batterie. En 1942, il entre dans l'orchestre de Chico Marx. Parallèlement,
il tient des rôles secondaires dans des films.
En 1944, il fonde une
formation vocale, Mel Tormé and the Mel-Tones, avec laquelle
il enregistre avec Artie Shaw en 1945.
Vers la fin des années 40, Mel est alors un chanteur populaire qui passe à la radio et à la télévision. Il écrit également des chansons dont certaines, comme « The Christmas song » et « Born to be blue », deviennent des standards. Il est alors sous contrat avec le label Capitol et obtient un franc succès avec des titres comme « Blue Moon », « Stompin' at the Savoy » ou « oh, you beautiful doll ».
Mais il se met aussi parfois
au piano, comme sur « You're a heavenly thing », qu'il joue
au sein d'un quartette dans lequel figure la guitariste Mary Osborne.
En décembre 1954, il
se produit au Crescendo d'Hollywood. On le retrouve à cette occasion
au piano à la tête d'un quartette composé du clarinettiste Al
Pellegrini, du contrebassiste James Dupree
et du batteur Richard Shanahan. En janvier 1956, Mel enregistre
pour le label Bethlehem ce qui est considéré comme un de ses meilleurs
disques, « Lulu's back in town ».
Les arrangements signés
Marty Paich se marient parfaitement avec la voix chaude de Mel
sur des chansons comme « Lulu's back in town », « When
the sun cames out », « The Lady is Tramp » et « Lullaby
of Birdland ». Il s'agit d'un des meilleurs albums de Mel.
En novembre 1956, M.Tormé grave dans les studios de Los Angeles en compagnie de The Marty Paich Dek-Tette pour le label Bethlehem « Tormé sings Astaire », « Nice work if you can it », « A foggy day », « A fine romance » sont quelques uns des titres fétiches d'Astaire repris par Mel.
Fred Astaire était
alors le chanteur préféré de Tormé et ce disque hommage est
marqué de l'empreinte du swing.
Les 26 et 27 juin 1958,
toujours à Los Angeles, Mel enregistre un album simplement intitulé
« Tormé », cette fois sur le label Verve. L'instrumentation
et l'orchestration de Marty Paich sont de plus en plus importantes,
et Tormé interprète de plus en plus ses chansons. Il y a des
sommets dans cet enregistrement, comme « Round midnight« ,
« Gloomy sunday » ou « Body and Soul » par exemple.
Autre grand album de
Mel, « I dig the Duke, I dig the Count
» (1960). Le titre dispense de tout commentaire.
Les années 60 seront difficiles pour Mel Tormé et ce n'est qu'à la fin des années 70 qu'il semble renaître de ses cendres avec « London Sessions », sur lequel on peut entendre Phil Woods, et surtout « Together again: for the first time », avec le Buddy Rich Orchestra et Phil Woods comme invité.
Dès lors, Mel
est relancé et nous offre en 1982 un très bon disque, « Encore
at Marty's, New York », sur lequel il est accompagné par un trio
(Mike Renzi au piano, jay Leonhart à la contrebasse et
Donny Osborne à la batterie).
Un an plus tard, nous
retrouvons Shearing et Tormé, cette fois avec Don
Thompson à la contrebasse sur « Top Drawer ».
Mel commence les années 90 par une nouvelle collaboration avec George Shearing (« Mel and George do WWII »), un concert live et surtout avec un très bon album que nous recommandons, « Fujitsu-Concord Festival ». Malgré des ennuis de santé, Tormé est de nouveau sur pied pour graver le 23 juillet 1996 « An Evening with Mel Tormé », avec Mike Renzi, john Leitham et Donny Osborne.
Suggestions CD
Lulu's back in town (1956)
Back in town (1959)

The Duke Ellington & Count Basie songbooks (1960-61)
